De la perception toujours approximative des métiers du web dans les médias généralistes
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Libération consacrait, lundi 27 septembre, un article aux métiers du web, ou plus précisément au marché de l’emploi et aux tendances du secteur. Intitulé « Mondes virtuels, métiers réels » et sous titré « La poussée d’Internet dans la téléphonie mobile et l’emballement autour des réseaux sociaux incitent les entreprises à recruter », il contient son lot d’approximations et de clichés sur la profession. Pourtant, l’objet de cet article est tout à fait intéressant car la presse quotidienne nationale n’aborde jamais la question des métiers du numérique, souvent cantonnée à la presse spécialisée. Les quelques tendances évoquées — développement du web mobile et community management — ne mettent pas suffisamment le marché en perspective.
*designers interactifs* mène depuis plusieurs années un travail pédagogique à travers plusieurs de ses publications : en janvier, par la Synthèse du sondage sur les salaires (seule étude en France à s’intéresser aussi aux conditions d’exercice des métiers), et en mars, par son Guide des métiers du design numérique. Ce travail pourrait ainsi être mieux utilisé par les instances publiques et la presse, qui ne jouent pas leur rôle de relai.
En réponse à cet article, nous avons déposé un commentaire où nous précisons : « Vous donnez à travers votre article l’impression que ce domaine est amateur alors que sa maturation depuis le début des années 2000 conduit loin des clichés du « webdesigner-artiste » et du « développeur-génie des algorithmes ». Notamment, si vous aviez creusé vos sources, vous sauriez que l’offre de formation en France est extrêmement riche et pertinente depuis 2005, tant dans le design que dans l’approche technicienne du web et du numérique. Enfin, contrairement à ce que vous affirmez les enjeux n’ont pas basculé dans la technique mais dans la formalisation de l’interaction et le design qui est un facteur de compétitivité reconnu dans l’économie française. »
Cette expérience — et d’autres accumulées pendant l’année écoulée – nous laisse penser que parmi nos missions, un travail de pédagogie de base est encore nécessaire pour modifier la perception des médias.





