Revoir en vidéo la soirée *di*/zaïn #9 : Réminiscences interactives

Actu13 novembre 2013

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Hier soir, les réminiscences interactives étaient au centre de notre questionnement lors de la première soirée de cette nouvelle saison de *di*/zain. Pour mieux comprendre les interactions contemporaines — et celles à venir —, nous avons cherché à saisir, analyser et comprendre les différents éléments qui ont construit le design interactif et qui l’a fait devenir la pratique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Le Steckpad, Sensorama, le Wap, la 2G sont parmi les nombreux sujets qui y ont été abordés.

Des pages jaunes interactives au minitel, les prémices d’une révolution

Philippe Michel et Daniel Sainthorant ont d’abord présenté ce qui a été un des premiers usages nécessitant une interface complexe se devant d’être au service du contenu. Il s’agit des pages jaunes, qui ont adapté leur contenu aux exigences d’une machine dès 1978. De 30 000 entrées dans une double page habituelle, on passe alors à 300 sur un écran. Il fallait alors convaincre de la valeur ajoutée d’un programme par rapport au bottin. Fabienne Schouler nous a ensuite présenté la première approche « multi-devices », que l’on nomme aujourd’hui « responsive design ». En effet, entre 2003 et 2005, on trouve différents types d’écrans de mobile. En raison de la différence dans leur taille, leur qualité d’affichage et leur capacité à afficher un nombre de couleurs fixes, les premiers contenus adaptables en fonction du support font leur apparition.

Une augmentation des capacités humaines comme objectif sous-jacent

Le moteur de ces évolutions technologiques va être l’amélioration de nos capacités, voire le dépassement de celles-ci. Jean-Baptiste Labrune, est ainsi venu préciser les objectifs de ces premières interfaces : améliorer notre perception des sons afin de prévenir l’arrivée éminente de l’ennemi, reproduire la perception de nos sens avec Sensorama, voire créer le don d’ubiquité avec les premiers essais de visio-conférence dès les années 1950. C’est également en ce sens que Rémy Bourganel a, entre autres, présenté le fameux gant utilisé par Tom Cruise dans Minority Report. Geoffrey Dorne, dans son observatoire des tendances, a, lui aussi, souligné que ce sont ces capacités humaines qui restent au centre des usages du numérique. Shadow, par exemple est une application dont le but est de se souvenir de nos rêves.

Des projets ludiques, au service de l’humain

Sylvie Tissot et Jean-Jacques Birgé, sont quant à eux revenus sur un projet collaboratif mis en place afin de servir l’humain. Ainsi, Sylivie Tissot s’est plongée dans les contrées du RER C, en collaboration avec la SNCF, dans un projet inédit de construction d’une communauté autour de ce moyen de transport. En agrégeant un ensemble inédit de contenus (musée, paysages, horaires, etc.) liés au transport en lui-même ainsi qu’à son parcours. Le design se place ici au service d’une communauté d’usager. Jean-Jacques Birgé, nous a quant à lui fait découvrir une nouvelle façon d’appréhender la langue avec un abécédaire interactif et sonore à destination de japonais apprenant le français. Une autre facette des multiples interactions que permet le design…

Prochaine soirée *di*/zaïn le 10 décembre, sur le thème Identités numériques.