Interview de David Basso, agence Uzik
Interviews
David Basso, directeur de production de l’agence Uzik, que nous avons sélectionnée pour représenter l’une des « 100 agences qui font la création interactive en France » (sortie de l’ouvrage le 27 octobre) a répondu à nos questions sur l’agence, son processus de création et les tendances 2011.
Quels sont les effectifs dédiés à la création à l’agence et comment l’équipe est-elle organisée ?
Les équipes créatives sont composées (en ce moment… ça varie un peu en fonction des projets et des phases de l’année) :
- d’un directeur de création qui est aussi directeur artistique senior(c’est-à-dire qu’il prend part au maquettage de tous les projets stratégiques)
- 2 directeurs artistiques juniors
- Un graphiste assistant
- Un graphiste en alternance des Gobelins
Cependant nos profils développeurs sont aussi pour nous des membres à part entière des effectifs de la création.
En effet la plupart de nos productions sont le fruit d’une conception mixte créa/dév.
Il est très important pour nous de mélanger et partager les références. Les développeurs en ce sens ont un rôle essentiel car ils nourrissent les DA en leur proposant des possibilités techniques. Il arrive aussi régulièrement qu’une créa soit terminée par des réglages de paramètres qui influent sur le look and feel général.
Uzik est régulièrement récompensée par la profession pour ses interfaces en flash léchées. Pour vous, ce choix d’interface est-il une garantie dans la qualité de l’expérience ?
Très souvent ce type d’interface est le résultat d’une conception guidée par l’envie d’innover. Le Flash peut être une réponse technologique permettant de produire nos idées, mais ce n’est pas la seule. La techno est au service de l’idée. Très récemment sur des projets comme Snapshots of Provence, je suis persuadé que la ligne éditoriale ainsi que la production de contenu ont fait 80% de l’expérience utilisateur et 20% l’interface. Mais l’un sans l’autre n’aurait pas eu le même succès.
Comment invente-t-on une interface innovante comme Culturebox ou Snapshots of Provence ? Est-ce un processus long et complexe ?
C’est long, complexe mais passionnant.
Beaucoup d’heures ont été passées à dessiner des croquis d’interface et à tester des scripts avant d’arriver à des premiers prototypes fonctionnels.
Ces exemples montrent combien design et technologie sont complémentaires dans la création d’objet multimédia riche.
Les prototypes sont plutôt un outil interne de conception. Il arrive que nous présentions les croquis aux clients, ça peut être utile pour illustrer un concept de navigation mais ça peut être aussi à double tranchant… le brouillon peut effrayer. Quant aux démos flashées, elles sont plutôt, plus spéctaculaires et sont souvent appréciées.
Chez Uzik, la collaboration entre designers et développeurs est facile car le recrutement se fait autour de cette spécificité et physiquement, dans les bureaux, nous mélangeons ces 2 types de profils.
Envisagez-vous de vous tourner vers d’autres types d’interfaces (tablettes, multi-touch, etc.) ? Ou considérez-vous que le web reste sur le long terme votre terrain de prédilection ?
Le web se consulte aujourd’hui sur d’innombrables supports, c’est une réalité. Il faut donc prendre en compte cet aspect multi-support et utiliser notre savoir-faire de designer d’interface pour proposer des conceptions adaptées.
Nous recherchons plutôt de la polyvalence.
Le design d’interface doit quoi qu’il arrive prendre en compte le côté mouvant de la fenêtre de visualisation (variation des tailles du navigateur). Les iPhone et iPad sont une taille de plus à prendre en compte. La vraie différence est dans la conception pour le fonctionnel. Sur un outil nomade il faut alléger les interfaces des fonctionnalités inutiles ou inadaptées.
Comment voyez-vous évoluer les demandes de design de vos clients en 2010, par rapport aux années précédentes ?
Les demandes de Design 2010 et 2011 suivront à mon avis les évolutions technologiques software ET hardware. HTML5 et iPad !
L’evolution technologique est plus facile à anticiper, mais les besoins ne viennent, bien sûr, pas uniquement de là. De nouveaux formats editoriaux apparaissent et vont amener de nouveaux besoins (notamment les webdocumentaires). Il faudra cependant continuer à être très pédagogique sur l’apport du design car le domaine reste encore peu grand public.
Retrouver la fiche de Uzik dans l’annuaire des agences de communication interactive





