Annuaire de designers interactifs freelances, éd. 2011
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Association professionnelle, nous œuvrons pour la reconnaissance des apports du design dans le développement de l'économie numérique.
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Giuseppe Attoma Pepe, fondateur et directeur de l’agence, travaille depuis vingt ans en tant que designer et directeur de création en Italie et en France. Passionné par le design institutionnel et les problématiques de valorisation de l’information, il centre sa recherche sur l’interaction entre l’organisation et ses publics par le biais du design. Il crée l’agence Attoma à Paris en 1997. Il est membre du board de IIID (International Institute for Information Design).
L’expertise de l’agence Attoma se positionne au croisement entre le design de service et le design d’interaction. Nos activités s’organisent autour de deux marchés plutôt différents du point de vue commercial mais tout à fait complémentaires du point de vue métier : le domaine de la mobilité d’une part, et celui des interfaces « homme/service » de l’autre. Dans ce deuxième domaine, nous avons développé un savoir-faire unique sur les interfaces de « l’interaction du quotidien » : bornes billétiques, d’achat de carburant, de stationnement, de jeux…
Par ailleurs, depuis quelques années déjà , nous avons investi le domaine des interfaces de systèmes complexes de supervision et de gestion d’informations dans le domaine industriel et de l’énergie, et nous abordons aujourd’hui le sujet de la domotique de nouvelle génération, liée aux problématiques de l’optimisation de la consommation d’énérgie et du développement durable.
Bien entendu, tous ces sujets investissent désormais l’environnement mobile, au même titre que les environnements plus « traditionnels » à base web.
Notre métier est au cœur d’un environnement industriel qui connaît de très fortes évolutions. La pression des enjeux de compétitivité d’une part, et l’introduction de méthodes « agiles » de l’autre, font qu’il ne suffit plus de maîtriser les méthodologies « historiques » du design d’interaction et de connaître par cœur ses classiques, pour être en mesure de rélever les défis systémiques portés par les projets. Si nous ne voulons pas que l’expertise design se trouve en décalage par rapport à l’évolution des processus industriels, et si nous voulons qu’elle puisse exprimer tout son potentiel de création de valeur, il est nécessaire de faire évoluer notre posture et par conséquent, nos méthodes et nos outils.
Il faut désormais voir le projet comme une sorte de chorégraphie, dans laquelle chacun doit trouver sa place de façon fluide et en toute humilité, en jouant de toutes ses capacités d’improvisation et en restant souple. Dans cette danse, par moments erratique, le designer joue un rôle crucial, qui est celui de faciliter les arbitrages parmi les milles contradictions amenées par la superposition des différentes couches métiers en présence, en portant le point de vue de l’utilisateur final. Cela est d’autant plus important en France, pays où l’histoire industrielle a produit des modèles de conception centrés sur les technologies plutôt que sur les utilisateurs et les services.
Ainsi, savoir requestionner et réimaginer les méthodes du design, me semble être l’un des enjeux clés pour que l’innovation puisse réellement aboutir.
Personnellement, je porte un diagnostic globalement positif de l’évolution de notre profession, qui me semble de plus en plus clairement identifiée et valorisée. Mais il est clair qu’on souffre toujours de la confusion sémantique propre à la langue française, autour du mot « design », ainsi que de cette sorte de « guerre des métiers » qui fait qu’entre les ingénieurs, les ergonomes, les marketeurs, les communicants, les gens de la technologie, les managers et les designers, on devienne plus facilement des ennemis plutôt que des partenaires. Et cela est aussi dû à une certaine posture «assertive», propre au métier du design : dans un processus de création, on ne peut pas tout argumenter de façon explicite. Cette posture, si elle n’est pas compensée par une maturité personnelle et une solide maîtrise de son ego, peut parfois verser dans l’arrogance.
J’en reviens ainsi à la question de l’humilité, qui soutend celle de la capacité d’écoute, qui devrait être, je le crois, notre première qualité. Bizarrement, ce sont des sujets qui sont rarement, voir jamais, abordés dans nos échanges professionnels ni dans les cursus de formation, comme si les qualités humaines n’étaient pas une question, alors qu’on fait un métier qu’on prétend centré sur l’humain ! Or, la prise en compte de ces savoir-être dans le périmètre de nos compétences métiers, me semble nécessaire et urgent, car le leadership du design dans les processus ne peut que se baser sur ses qualités de « médiation créatrice », qui seules sont en mesure de transformer et matérialiser la pensée créative.
Backelite - Lieu : Paris - Contrat : CDI
Sous la direction de Nicole Pignier & de Michel Lavigne. Le travail de mémoire est-il remis en cause sur l’Internet ? Face à la mémoire grandissante des réseaux numériques, que reste-t-il de la mémoire humaine ? Tout en ayant le droit de se raconter sur les réseaux sociaux, a-t-on vraiment le choix des traces que nous [...]
Sylvain Hourany est diplomé ingénieur de l’Université de Technologie de Compiègne en 2001. Il est également diplômé en 2002 du mastère Multimédia - Hypermédia de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Art de Paris (ENSBA) et de l’École Nationale Supérieure des Télécoms (ENST). Il intervient depuis 2003 sur des questions d’architecture de l’information, d’ergonomie et de design [...]