Retour sur la soirée *di*/zaïn 15 : Mouvement(s)
Actu – 15 mai 2014
RSSMardi soir, la 15e soirée dizain a mis à l’honneur la mobilité urbaine, la ville numérique et de façon plus générale, les expériences hybrides à la croisée du spectacle vivant et de la création contemporaine. C’est par le biais du thème de la soirée : le mouvement, que nous avons pu explorer de nouveaux champs du possible, de la danse à l’architecture en passant par l’expérience sensorielle procurée par le mouvement de ses doigts sur une tablette. Nos intervenants ont ainsi tous exploré ce nouveau rapport au corps permis par le numérique.
- Replay des interventions
- Photos de Rémy Deluze et du public sur Sharypic
- Storify de l’Agence Ondine
- Carte Twitter de Bluenod
Penser le mouvement
Après des études de dans au Conservatoire de Grenoble, notre premier intervenant Olivier Simola, a été chorégraphe et concepteur de vidéos pour le cirque du soleil. Réussissant à faire le mariage des deux univers auxquels il appartient (la danse et la vidéo), Olivier contribue également à façonner les univers singuliers de chorégraphes tels que Benjamin Millepied et Michael Baryshnikov. Il a mis en place de nombreuses chorégraphies « augmentées » durant lesquelles une caméra filme des danseurs en action et un vidéoprojecteur permet la visualisation de cette même danse sur un écran derrière eux. Les danses sont construites et pensées autour du numérique dès le début, ce qui permet aux danseurs de ne pas avoir à se concentrer sur cette spécificité pendant leur travail artistique. Le rendu est bluffant. Notre deuxième intervenant, Gaël Perrin, artiste et chorégraphe a ensuite rapidement capté l’attention de tout le plateau média. En 2002, il devient directeur artistique de l’événement «Kheops» du site Dassault Systèmes. Puis, il réalise le motion design des documentaires primés «La vie rêvée des rats» et «La montagne magique, sur les chemins de Kailash» pour Gédéon et Arte. ! Le projet phrase qu’il est venu nous présenter est « Mr et Mme Rêve » dont il a conçu et réalisé entièrement le monde graphique, ainsi que la communication visuelle.
Pourquoi ce nouveau rapport au corps, au geste, au(x) mouvement(s) ?
Geoffrey Dorne , pour sa rubrique Tendance(s) nous a fait part e sa vision du thème de la soirée, après avoir exploré Internet à la recherche de projets innovant. Son postulat de départ est qu’auparavant, un métier, un travail c’était une posture, mais aujourd’hui, qui sait ce que fait une personne quand il est devant son ordinateur ? C’est tout son mouvement qui s’en trouve questionné. Par ailleurs, la Wii, la Keynekt, ou encore le « leap motion » (à découvrir !) nous montrent comment le numérique remet les gestes à nouveau au centre du jeu et de la façon d’interagir avec la machine. Une artiste américaine, a par exemple, prototypé un gant permettant de faire vivre un spectacle et des instruments de musique en tems réel. Sur le mouvement de la musique, un projet du MIT lab réalisé à partir d’un piano nous montre une possible visualisation du son.
Construire une démarche interactive
C’est Alexandre Dechosal, notre troisième intervenant extérieur qui aura croisé le plus le thème de la soirée et la dimension interactive. En effet, issu d’une formation en design graphique, il porte depuis longtemps un intérêt pour cette discipline. Durant ses cinq années d’études à l’École Supérieure d’Art et de design de Valence, sa pratique s’oriente autour des questions du graphisme à l’écran. Il interroge notamment le rôle du design graphique à travers les interfaces tactiles et gestuelles. Basées sur des problématiques d’ergonomie et d’usages, ses recherches l’ont amené à interroger la mobilité de nos interfaces graphiques et a développé différents prototypes poussant l’adaptation des interactions hommes-machines à son paroxysme. Les interfaces tactiles permettent en effet, au geste de devenir l’outil, à la main de devenir un zoom. Il a ainsi imaginé un Operating System 100% basé sur les interactions gestuelles. Toutes les opérations deviennent possibles par le simple toucher.
L’imaginaire au service du mouvement : une nouvelle vision de l’espace et de la ville
Maria Martinez Gragera, notre 4e intervenante. Diplômée de l’Ecole Spéciale d’Architecture, elle a eu une « première vie » comme ingénieur-chercheur dans deux grandes groupes frnaçais. Aujourd’hui elle est en train de faire converger cette dimension pratique et théorique dans des projets expérimentaux abordés comme des terrains d’exploration des réalités hybrides, incontournables pour faire évoluer la conception architecturale. Cette volonté est notamment conceptualisée autour d’un projet baptisé « womb » dans lequel, des personnes pourraient aller sur la lune sans crainte. À découvrir ! Enfin, Alain Renk, notre dernier invité, architecte urbaniste et conseiller pour la ville numérique à l’institut Mines-Telecom. Il est particulièrement engagé pour les principes de l’innovation ouverte et l’intelligence collective. Il réinterroge le lien entre espace, temps, numérique et citoyen connecté. Ainsi, son projet phare qu’il a présenté se nomme « 7 milliards d’urbanistes ». Ceci est un projet collaboratif où chacun modifie, à l’aide d’une tablette connectée, le paysage qu’il voit devant lui en fonction de ce qu’il considère prioritaire. En faisant cela, les personnes de la société ville sont amenées à réfléchir à demain, à l’autre, aux autres que soi.
