Les résultats du sondage 2014 sur l’emploi et les salaires du design interactif
Actu – 9 janvier 2014
RSS*designers interactifs* a mené un sondage sur la période étendue de septembre à décembre 2013. Il a recueilli 1 504 réponses. Son objectif était, à travers un formulaire simple et rapide à compléter, de fournir un panorama global de la profession en termes démographiques (âge, etc.), de niveau d’expérience, de métier et de salaire. Le formulaire, hébergé en ligne, a été rendu accessible par le site de l’association, sur lequel l’étude a été relayée plusieurs fois, et par e-mail, à travers sa newsletter mensuelle, ainsi que dans les réseaux sociaux (Facebook et Twitter).
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Crédit photo : © olly – Fotolia.com
Une profession dispersée et plurielle
Si la profession reste jeune, la diversité des profils et des contextes d’exercice s’affirme. Elle poursuit également sa féminisation de façon régulière (39% en 2013 contre 27 % en 2009), les situations géographiques diffèrent (37% des sondés travaillaient en région en 2009, contre 40% cette année). Surtout, on constate une augmentation sensible des personnes travaillant aujourd’hui chez l’annonceur (29% contre 20% en 2011). Bien que le niveau d’étude continue d’être très élevé (la moitié des professionnels est titulaire d’un diplôme correspondant à un bac +4 / +5), cela ne contribue pas à formater les profils, dont les parcours témoignent qu’il est possible de mener son projet professionnel en dehors des circuits établis. Les expertises sont nettement clivées entre les webdesigners / D.A. interactifs (48 % des professionnels) et les spécialistes (design d’interaction, design de services, ergonomie des interfaces, motion design…)
Le temps de la maturité des métiers
Les clients et les agences ont désormais compris et intégré les enjeux du design interactif, grâce à un travail de pédagogie intense réalisé par l’ensemble de la profession. Le temps et l’argent qu’ils y consacrent restent encore trop peu importants selon une grande partie des professionnels. Si cette contradiction peut être expliquée par de nombreux facteurs, nombreux sont ceux citant une concurrence très forte exercée entre les professionnels freelances. Ce qui ressort également de façon très forte est un nombre de projets plus nombreux qu’avant mais des délais plus courts, un rythme de travail intense et des devis négociés à la baisse. C’est l’efficacité et la rentabilité à court terme qui dictent les commandes. Les clients sont, par ailleurs, plus au fait des processus et des méthodes de travail propres au design interactif et aux métiers du numérique en générale. Ces facteurs réunis font que la qualité des rendus et des projets est toujours poussée vers le haut.
Une profession à géométrie(s) variable(s)
Une grande majorité de professionnels salariés dispose de conditions de travail stables : 90 % d’entre eux a signé un CDI. Ils exercent surtout en agence (57 %) ou chez l’annonceur (29 %) mais interviennent aussi au sein de start-ups (10 %) et dans une moindre mesure, dans le secteur public (4 %). Le recours à des intervenants freelances est une pratique toujours très répandue et installée dans la profession. Ce fonctionnement, bien qu’en diminution (33% des interviewés en 2011 contre 23% en 2013), demeure une façon d’intégrer des expertises absentes de la structure et d’absorber un surcroît ponctuel de charge de travail. Pour autant, les agences et les annonceurs n’hésitent désormais plus à recruter des spécialistes. Ce sont essentiellement les postes de production qui sont les plus pourvoyeurs de professionnels freelances. Il s’agit, ainsi notamment des postes de développeur web ou de webdesigner. Les compétences de conseil et de gestion de projets restent, quant à elles, peu externalisées.
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