Le design interactif en 2016 : une profession clivée et en réinvention continue

Actu28 mars 2016

RSS

         

Régulièrement depuis 10 ans, *designers interactifs* mène une large enquête pour déterminer les contours de la profession. Nous publions aujourd’hui la première enquête complète depuis 2 ans, balayant l’ensemble des métiers du design interactif et des modes d’exercice (salarié, freelance, auto-entrepreneurs, entreprises).
En 2016, l’activité demeure toujours fortement concentrée dans la capitale. 63 % des designers interactifs exercent cette activité à Paris.
Au fil des années, la profession s’est féminisée : 40 % des designers interactifs sont des femmes, contre 35 % en 2010.
Le design interactif est une profession jeune, dont les moins de 30 ans représentent 48 % des professionnels. La pyramide des âges montre à ce titre qu’on ne fait plus carrière en tant que designer après 40 ans.
D’année en année, le niveau d’études ne cesse de progresser, les titulaires d’un bac +4 représentant 17 % des professionnels et les titulaires d’un bac +5 40 %.
S’il n’existe pas de voie royale pour accéder aux métiers du design interactif, les formations les plus citées en 2016 sont les écoles de design, l’université et les IUT et les écoles multimédias. Gobelins, l’École Multimédia et l’École de design de Nantes Atlantiques sont les trois établissements les plus cités par les participants de l’enquête.
Le design interactif s’exerce principalement en tant que salarié (61 %). Les indépendants représentent 21 % des professionnels (contre 17 % en 2014).
Les salariés exercent majoritairement en agence (53 %), mais sont de plus en plus souvent intégrés dans les entreprises (31 %). Les start-up sont peu utilisatrices de design en France (seulement 12 % des designers se déclarent en activité dans ce type de structure).

L’analyse complète des données issues de l’enquête est réservée aux abonnés et aux participants.
Pour accéder à la version complète de cette publication, abonnez-vous

 

Sommaire

  • introduction : les points clés
  • 1 indicateurs globaux sur la profession
  • 2 designers interactifs salariés
  • 3 designers interactifs freelances
  • 4 auto-entrepreneurs
  • 5 entreprises
  • 6 étudiants

L’expertise de design la plus représentée est le designer d’interface (49 %). Le designer UX compte lui pour 24 % des effectifs.
Le trio de tête des domaines d’interventions des designers interactifs est le design graphique, le design d’interfaces et l’UX design. A noter que le design d’interactions est une expertise de niche, encore faiblement représentée.
Les fourchettes de salaire déclarées par les participants de l’enquête mettent en évidence une tension sur la demande de designers UX. Ils disposent de niveaux de salaire nettement supérieurs à leurs collègues designers d’interfaces et designer d’interactions.
— Les designers indépendants se sont séniorisés depuis notre précédente enquête de 2014 (31 % exercent leur activité depuis plus de 10 ans). Le prix jour homme moyen déclaré n’a pas augmenté en revanche, compris entre 400 et 500 € HT pour 34 % d’entre eux.
Les auto-entrepreneurs bénéficient de conditions d’exercice moins favorables que celles des indépendants : leur prix jour homme n’est que de 300 à 400 € HT pour 60 % d’entre eux. Ils sont ainsi nombreux (73 %) à envisager de faire évoluer leur auto-entreprise vers un autre statut.
— Les entreprises sont globalement de petites structures. 79 % ne disposent que de 1 à 5 salariés. Leur activité se définit essentiellement comme agence de design (35 %) et agence digitale (26 %). Comme pour le reste des professionnels, les 3 domaines d’intervention les plus représentés sont le design d’interfaces, le design graphique et l’UX design. Le montant moyen HT facturé par prestation ne dépasse pas 20 000 € pour 56 % d’entre elles. Les compétences qu’elles signalent comme étant le plus en tension sont : le développement et le management. En freelance, elles achètent des prestations de développement, de design d’interface et de développement front-office.
— Enfin, une majeure partie des étudiants se destine à l’UX design (34 %) et 32 % au design d’interactions. Ils sont globalement optimistes : 74 % d’entre eux sont confiants dans leurs perspectives d’emploi. A la sortie de l’école, ils envisagent principalement de travailler en agence de design (26 %) et en agence digitale (24 %), alors que seuls 10 % pensent se lancer en freelance.
— Lors de notre précédente enquête, nous soulignions la maturité de la profession, qui reste toutefois confrontée à des écueils récurrents : des expertises en tension (UX design, développement front et back-office), des budgets et des délais contraints par les clients. La profession est clivée par plusieurs facteurs : géographiques (avec la concentration de l’activité à Paris), la faible représentation féminine, l’âge, le niveau d’études élevé, le mode d’exercice (salarié), et sa relative spécialisation (UI et UX).
Le design interactif propose un environnement professionnel aux évolutions technologiques rapides (et parfois brutales), qui requiert une grande capacité d’adaptation et de remise en question. C’est aussi ce qui constitue l’un de ses plus ardents attraits, celui de la réinvention continue.

L’analyse complète des données issues de l’enquête est réservée aux abonnés et aux participants.
Pour accéder à la version complète de cette publication, abonnez-vous